Lorsqu’on fait le choix de se marier, la famille de notre conjoint devient dans une certaine mesure notre famille. La majeure partie du temps, la femme prend le nom de famille de l’homme : cet acte est fort de signification. Lors d’un mariage, les deux familles des époux sont nécessairement impliquées, mais jusqu’à quel point doivent-elles l’être ? Pour avoir des relations saines et équilibrées avec notre belle-famille (cela s’applique d’ailleurs à toutes les relations), nous devons nécessairement poser des limites pour éviter tout débordement. Les relations sont faites pour être encadrées, et même lorsqu’il s’agit de notre famille ou de celle de notre partenaire, il faut apprendre à dire stop.

Nos maisons sont des espaces « sacrés », destinées à la fondation d’un foyer qui nous est propre et dans lequel nous sommes appelés à vivre dans la paix et l’harmonie. Lorsqu’un homme et une femme se marient, ils fondent une nouvelle famille appelée « nucléaire ». Genèse 2:24 déclare en effet que « l’homme quittera son père et sa mère, et s’attachera à sa femme« . Cela ne signifie qu’il faut mettre un terme à toute relation avec ses parents et sa famille, mais simplement qu’il faut s’en séparer pour fonder un nouveau foyer qui deviendra notre priorité. Des limites doivent donc être établies avec les amis et la famille. Malheureusement, beaucoup de couples ont du mal à trouver le bon équilibre. Si vos beaux-parents perturbent l’harmonie de votre foyer, c’est que vous n’avez pas su établir ces limites dès le départ. Rassurez-vous, il n’est pas trop tard pour le faire.

L’importance de poser des limites bien avant l’apparition de conflits

Si votre union n’a pas encore eu lieu ou qu’elle est récente, il est très important que vous preniez le temps d’évaluer le type de relation que votre partenaire entretient avec sa famille. Vit-elle encore chez ses parents ? Sont-ils décédés ? Sont-ils encore mariés, séparés, vivent-ils dans le même pays que vous ou à l’étranger ? S’entend-t-il bien avec eux ou sont-ils plutôt distants ? Ces questions peuvent vous paraître dérisoires mais elles sont pourtant capitales et vous révéleront bien à l’avance la place que votre belle-famille pourrait avoir dans votre mariage. Les couples abordent souvent ce sujet en oubliant la partie la plus importante : définir les limites. Or, si vous-mêmes n’avez pas pris le temps d’en discuter de façon claire et concise, comment pourrez-vous en discuter et exposer ces choix à vos familles respectives ? Il faut donc que vous déterminiez ensemble les réponses aux questions suivantes :

  • Combien de fois allons-nous rendre visite à tes parents et à mes parents ?
  • Ont-ils le droit de venir à l’improviste chez nous ?
  • Quelles sont les attentes de tes parents pour plus tard ? Allons-nous choisir de vivre selon leurs attentes ou établir notre propre périmètre ?
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Discutez des limites avec vos beaux-parents

Une fois que vous avez discuté avec votre partenaire, il est temps que vous discutiez cette-fois-ci avec vos familles. Les parents ont souvent des attentes concernant les vacances, les périodes de festivités (Noël, Pâques…) et les événements importants comme les anniversaires. Il est tout à fait normal qu’ils désirent conserver une relation avec votre conjoint, qui reste leur enfant. Vous ne pourrez donc pas les empêcher de vous rendre visite ou de réclamer la visite de votre conjoint. Cependant, il ne faut pas que cela soit abusif. Assurez-vous donc de les informer des limites que vous avez posées pour éviter les problèmes plus tard. Discutez-en autour d’un bon repas, d’une atmosphère familiale, et faites-le surtout avec sagesse et diplomatie et humour si nécessaire. Votre belle-famille ne doit pas avoir l’impression que vous leur voler leur fils/fille.

Chacun doit connaître sa place et être capable de faire la part des choses

Intéressons-nous l’histoire de David (1 Samuel 18 et 1 Samuel 24).  Son beau-père (Saül) a essayé de le tuer et vous ne trouverez sans doute pas de situations plus conflictuelles que celle-ci. En dépit de leur différend, David n’a jamais cessé d’honorer Saül. À maintes reprises, il a eu l’occasion de le tuer, mais il n’a jamais franchi cette limite. David a su respecter le statut de Saul. Néanmoins, il n’a jamais remis en question l’appel de Dieu pour sa propre vie, même si cet appel allait se réaliser au détriment de Saül. Une belle-famille sévère et très fermée qui ne souhaite pas faire d’efforts ou coopérer ne doit pas vous faire remettre en question votre statut d’époux ou d’épouse.

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Si vous vous retrouvez au milieu d’un conflit qui oppose votre conjoint à vos parents, votre choix ne doit pas se faire qu’en fonction de la situation et non pas d’une personne que vous estimez plus qu’une autre. Si votre conjoint est dans l’erreur face à vos parents, vous avez le droit de le lui dire et à l’inverse, si vous estimez que ce sont vos parents qui sont dans l’erreur, vous devez également être capable de le leur faire savoir. Leur statut de parents ne leur donne pas tous les droits. Michal a soutenu et sauvé David face à son père Saül. Elle a défendu son mari et l’a protégé. Reconnaissons que son attitude était sage car même si Saül était son père, elle savait que ses intentions étaient mauvaises et a donc choisi de prendre parti pour son époux ! Toutes ces péripéties nous enseignent l’importance de conserver l’unité au sein du couple, en dépit des problèmes liés à notre belle-famille. Un couple sage, fondé sur Christ et qui marche d’un même pas doit être capable de trouver des solutions afin de ne pas mettre en danger l’harmonie du foyer.

En tant que couple chrétien, vous devez toujours chercher à protéger votre mariage et les piliers de votre foyer que sont l’harmonie, la paix, la joie et l’unité. Le cadeau que vous pouvez offrir à vos enfants et votre conjoint, c’est la liberté d’établir des frontières saines et équilibrées avec votre belle-famille, afin que cette dernière puisse conserver de belles relations avec vous, sans pour autant empiéter sur votre vie de famille.