Comment revoir sa façon de prier et apprendre à le faire correctement ?

Prier n’est pas une évidence pour tous, et même si Jésus nous a montré l’exemple en Matthieu 6, beaucoup de chrétiens rencontrent des difficultés dans leur vie de prière. Et vous, priez-vous de la bonne façon ou avez-vous besoin de revoir votre façon de prier ?

Qu’est-ce que la prière ?

Prier, c’est établir une ligne de communication continuelle entre Dieu et nous, par laquelle il nous est possible de l’atteindre sans jamais être coupés. Prier, c’est se blottir dans les bras de notre Père céleste pour y épancher notre cœur sans réserve, lui manifester notre gratitude, puiser en Lui la force et le courage face aux situations difficiles qui peuvent nous assaillir. Prier, c’est s’humilier devant le Maître de notre destinée, afin que l’orgueil s’éloigne de nous, c’est soulager notre conscience devant Celui qui est le seul apte à nous pardonner. Prier, c’est donc partager quelques instants d’intimité avec Dieu, c’est l’associer à nos pensées et à nos actes les plus personnels. Prier, c’est alimenter notre être spirituel, tout comme nous alimentons notre corps physique. Dieu est la source de toute vie : ne pas être au contact de cette source, c’est mourir irrémédiablement. Il est le pain de vie, la manne cachée, le fleuve de vie qui étanche toutes les soifs. Après ses multiples rencontres avec Dieu par le moyen de la prière, l’homme ressort transformé, fortifié, aimé, grandi, élevé, ayant absorbé en lui une part du divin tout comme Moïse dont le visage resplendissait après avoir rencontré Dieu (Exode 34 : 29).

Comment prier ?

La prière s’appuie sur une logique. Si nous demandons quelque chose à Dieu, il semble raisonnable que ce dernier nous réponde et satisfasse notre requête, mais est-ce toujours le cas ? Si nous sommes honnêtes, nous avouerons que certaines de nos prières n’ont pas reçu satisfaction, et pourtant nous avons brandi haut et fort Jean 14:13 en protestant : « mais Seigneur il est écrit : Tout ce que vous demanderez, en MON NOM, je le ferai » ! Jésus a adressé ces paroles à ses disciples, devenus ses proches, ses amis, et non à des étrangers. Il ne leur a pas fait une telle promesse dès le début de son ministère, mais uniquement lorsqu’Il a pris le temps de les enseigner, de les connaître, sachant qu’ils allaient lui rester fidèles. Ils sont passés du stade de disciples à celui d’amis, ce qui incluait un rapprochement, une connaissance intime et profonde de l’état de leur cœur. Nos prières sont souvent basées sur des raisonnements humains. De ce fait, les conditions requises pour qu’elles soient exaucées sont passées sous silence. Dieu ne nous doit rien : tout ce qu’Il nous accorde est pure grâce de sa part ! Voilà pourquoi il nous faut revoir nos critères et examiner nos motifs et nos arguments si nous voulons obtenir gain de cause lorsque nous prions.

Dieu comme Père

Le premier argument que chacun arbore est celui–ci : Dieu est mon Père, il ne peut rien me refuser ! Quoi de plus naturel en effet : les enfants ont le droit de demander à leurs parents de les aider dans leur détresse ou de leur donner les choses qu’ils veulent simplement parce qu’ils le veulent. Mais que se passe-t-il si je suis loin de mon père et que je n’ai pas grand chose à voir avec lui ?  Puis-je toujours continuer à  lui demander son aide sur la base d’une pure affection, comme si de rien n’était ? Puis-je tranquillement abuser de son amour pour moi et lui demander de m’acheter les choses que je désire simplement parce que je les veux pour telle ou telle raison ? Dieu nous aime, c’est un fait, mais comme tout père, il ne va investir en nous que s’Il voit que cet investissement sera bien utilisé. Et c’est à l’enfant bien souvent de faire ses preuves, de convaincre qu’il est mâture, responsable et digne de confiance. Les demandes d’un enfant qui a toujours su apporter satisfaction et fierté à sa famille seront favorablement accueillies. En revanche, celui qui a la réputation de gaspiller tout ce qu’il obtient ne recevra rien. Si nous avons l’intention de nous tourner vers Dieu comme un Père aimant, nous devons accepter automatiquement la responsabilité d’être des enfants responsables, obéissants en tous points à Celui qui n’a que des projets de paix pour nous. Si nous réclamons de l’amour et de l’attention de sa part, nous devons être les premiers à les manifester envers Lui.

Dieu comme Seigneur et Roi

Les seigneur et les monarques ne sont pas censés prodiguer de l’affection. Ils n’ont qu’un but : faire prospérer leur royaume et y maintenir la paix. Ils s’adressent à leurs sujets davantage en tant que membres d’une collectivité qu’en tant qu’individus. Ils ont néanmoins le devoir de veiller sur leurs sujets tant que ces derniers participent à la gloire et la prospérité du royaume. Les sujets improductifs ou ceux qui mettent en péril le royaume ne sont pas bien vus et peu tolérés : ils sont mis sous surveillance et acquièrent vite une mauvaise réputation ! Sommes-nous les dignes héritiers du royaume de Christ ? Des ambassadeurs fidèles ou des traîtres à la solde de l’ennemi ? Si nous invoquons Dieu en tant que Seigneur et Roi, nous devons nous assurer qu’Il exerce pleinement Sa seigneurie et Sa royauté sur nous, et que nos vies sont bâties sur les lois du Royaume. D’autant plus que le Seigneur que nous servons n’a rien à avoir avec le premier cas développé. Le premier sentiment qu’inspire un roi, c’est le respect et la crainte de sa personne. Si Dieu n’est pas honoré par notre conduite, nos actes et nos paroles, alors nous sommes étrangers à la vie du royaume. Une requête soumise à Dieu, en tant que Roi, doit inévitablement être accompagnée d’une justification sur la manière dont la satisfaction de cette requête agrandira la gloire du Roi et la prospérité du Royaume.

Dieu comme juste juge

Un juge n’a d’autre fonction que celle d’appliquer la loi. Gare à qui la transgresse ! Nous avons tous à un moment donné de notre vie, fait face à une injustice qui méritait réparation. Face à l’impuissance des hommes et aux moyens quelque fois dérisoires dont nous disposons, nous sommes tentés de nous tourner vers Dieu et à juste titre : Paul le recommande en 1 Corinthiens 6. Mais avant de nous adresser à Dieu comme Juge, nous devons nous assurer que notre conscience soit irréprochable. Dieu a les moyens d’exercer Sa justice, mais avons-nous fait tout ce qui était en notre pouvoir pour rechercher la paix avec tous comme le recommande Hébreux 12:4 ? Il est intéressant de noter que dans la même ligne, Paul adjoint  à cela la sanctification, ce qui veut dire qu’en appeler au Juste Juge, implique que nous pénétrions dans le grand tribunal où les murs même crient « Saint ! Saint ! Saint ! ». Serons-nous capables d’en supporter la vision ou crierons-nous à notre tour comme Esaïe « Malheur à moi ! » ? Cela ne veut pas dire que nous devons nous tenir loin de la justice divine, mais que nous devrions venir devant le Grand Juge avec humilité, demandant à la fois grâce pour nous et pour le coupable. Faire appel à Dieu comme Juge exige que nous soyons revêtus du même manteau de sainteté que Lui. Or, rien ne peut nous rendre acceptable aux yeux du Grand Juge, hormis le sang de l’Agneau innocent immolé pour nous. Dans le tribunal divin, il n’y a que ce sang qui puisse élever la voix haut et fort, car il est pur et sans défaut.

En conclusion

La plupart de nos prières sont des prières égoïstes : ce sont des interminables listes où sont consignés tous nos besoins : financiers, sociaux, affectifs, physiques etc… Dieu n’est pas contre ces choses qui peuvent nous paraître légitimes et respectables. Mais quelle est la part du spirituel dans tout ce que nous demandons à Dieu ? Sommes-nous désireux de lui plaire avant tout ? Lui demandons-nous comment Lui être agréable chaque jour ? Comment augmenter notre amour et le temps que nous Lui accordons ? Lui demandons-nous plus de sagesse, de douceur et de tolérance, en somme tout ce qui n’est pas quantifiable ? Venons-nous dans sa présence juste pour Lui, pour être à ses côtés comme un ami et écouter ce que Lui a à nous dire ? Si ce n’est pas le cas, il nous faut vite y remédier car Dieu cherche avant tout des hommes et des femmes pour amis, tout comme Hénoch ou Abraham l’ont été. Si tant de nos prières restent sans réponse, c’est peut être parce que nous n’avons pas cherché Dieu de la bonne façon ! Si nous désirons Le connaître, il nous faudra nous aussi gravir le mont Morija, pour l’adorer sur Sa montagne sainte. C’est là que nous le verrons et qu’après l’avoir adoré, nous le rencontrerons lorsque nous aurons des besoins.

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