L’endurcissement spirituel : les différents signes avant-coureurs !

La liberté que nous avons en Christ est précieuse, mais cette même liberté peut vite nous conduire au désastre, dès lors que nous nous l’approprions de la mauvaise façon. « Aujourdhui, si vous entendez sa voix, n’endurcissez pas vos coeurs, comme lors de la révolte » déclare Hebreux 3 :15. Ainsi, comment savoir si notre coeur s’est endurci et quels en sont les signes avant-coureur ?

1) La désobéissance volontaire (Exode 4 :21)

Désobéir volontairement à Dieu est un drame sans nom. C’est un refus catégorique de se conformer à Sa volonté. La désobéissance de Lucifer a provoqué sa chute, tout comme celle d’Adam et Eve. A la base d’une telle désobéissance, il y a l’orgueil et la manifestation d’un cœur insoumis qui dit volontairement à Dieu  » qui es-tu pour que je me soumette à toi ? ». Nous savons en effet qu’Adam et Eve ont perdu leur place en Eden, car ils avaient remis en cause l’autorité du Seigneur qui leur avait ordonné de ne pas manger du fruit défendu. Ils n’ont pas tenu compte de cet ordre, se considérant suffisamment grands et intelligents pour savoir ce qui était bon pour eux. Nous savons également que la désobéissance délibérée du pharaon a entraîné l’endurcissement de son cœur, car il a jugé bon de n’être que son propre maître. La Bible recèle de nombreux autres exemples d’hommes et femmes qui se sont ouvertement opposés à Dieu. Tous se sont irrémédiablement perdus. Ainsi, sachons obéir à Dieu dans les petites choses, si nous voulons avoir son approbation dans les grandes.

2) La soif de posséder (Deutéronome 8 :6-14)

Dieu veut que nous soyons prospères. Cependant, la raison pour laquelle Il restreint les possessions matérielles pour bon nombre d’entre nous, tient au fait qu’Il connaît notre cœur : Il sait que l’abondance des richesses nous éloignerait de Ses voies, même si nous sommes nombreux à affirmer le contraire. Dieu n’est pas tenu de nous enrichir, mais Il a promis en revanche de pourvoir à nos besoins. Il y a une différence entre besoins et désirs : notre Dieu sait faire la distinction et cela ne signifie pas qu’Il n’aime pas nous gâte. C’est à nous de rechercher ce qui est propre à nous élever spirituellement et à aider nos semblables, et non à satisfaire des désirs charnels et égoïstes.

3) Les reproches vis-à-vis de la souffrance et l’inconfort (Psaumes 95-8)

Tout ce que Dieu permet dans nos vies a un but. Tous les hommes, croyants ou non, subissent le même sort : celui de la souffrance, de la maladie, des coups durs et des revers de fortune. Mais le croyant possède un avantage : au milieu de ses souffrances, il a l’assurance que Dieu est présent et qu’Il peut le soulager de ses maux. La souffrance est, bien malheureusement, une école à laquelle nul ne peut se soustraire. Elle nous enseigne des leçons qu’il est impossible d’acquérir autrement. La souffrance patiemment supportée produit la patience et encore beaucoup d’autres vertus spirituelles. Mais incomprise, elle peut déboucher sur une attitude où l’on blâme Dieu : le cœur se ferme alors au fruit que l’Esprit veut produire en nous. Si nous ne comprenons pas la nécessité des difficultés par lesquelles nous passons, restons dans le silence comme Job. N’accusons pas Dieu car nous risquons d’endurcir notre cœur et de voir notre traversée du désert se prolonger indéfiniment. Demandons à Dieu la grâce de supporter la souffrance avec foi et courage, et notre délivrance aura alors un goût de miel lorsqu’Il nous visitera.

4) Le refus des reproches (Proverbes 29 :1)

Est sage, celui qui accepte la réprimande, même injustifiée. Un reproche n’enlève rien à nos mérites. Cela ne nous disqualifie pas non plus, bien au contraire ! Nous devons accueillir un reproche justifié comme une grâce divine et une occasion inespérée de nous améliorer. Un véritable ami n’est pas celui qui vous flatte du matin au soir, quand bien même il vous verrait sur un mauvais chemin. Un véritable ami sait que même si ses propos ne font pas plaisir à entendre, ils sont dictés par l’amour. Certaines personnes refusent qu’on leur fasse le moindre reproche, se braquent à la moindre critique et à la moindre objection. Elles préfèrent les doux mensonges à la vérité salvatrice. Une telle attitude est désastreuse, car Dieu veut que nous apprenions les uns des autres et que nous nous soumettions les uns aux autres.

5) Le refus d’écouter (Zacharie 7 :11)

La qualité première que Dieu attend de nous, c’est l’écoute. La Bible nous ordonne d’écouter les commandements du Seigneur et de les mettre en pratique. Le refus d’écouter débouche sur la perte de l’audition spirituelle. Aucun d’entre nous n’est naturellement disposé à obéir à Dieu. Notre nature est profondément rebelle et obstinée. Voilà pourquoi nous devons nous exercer à la discipline personnelle, afin d’apprendre à obéir. Ce n’est pas parce que tel péché dans nos vies n’a pas encore reçu sa sentence que Dieu nous approuve. Sa patience et son amour sont illimités, tout comme sa grâce, mais n’en abusons pas ! Sachons nous mettre en règle en lui demandant la force d’obéir, quoi que cela nous coûte.

6) L’absence de réaction

L’indifférence spirituelle gagnent de plus en plus de chrétiens qui, lassés d’obéir, sont au fil du temps devenus tièdes : ils n’éprouvent plus rien lorsqu’ils entendent la Parole de Dieu. Cette absence de réaction tient au fait qu’une routine s’est installée dans leur quotidien. Il n’y a plus ni zèle, ni ferveur pour les choses spirituelles, mais une certaine auto-satisfaction, une insensibilité à ce que Dieu attend d’eux. Ceci est très grave car l’absence de réaction est une forme de mort spirituelle, qui débouche sur la paresse et l’incapacité d’obéir, même si le croyant en a le désir. L’endurcissement spirituel tient à peu de choses. Aussi, il nous appartient d’être vigilants et de ne jamais nous reposer sur nos lauriers.

 

Confions à Dieu notre cœur, notre liberté, nos désirs. Désirons marcher plus étroitement avec Lui, et demandons-Lui la grâce de comprendre la valeur de l’obéissance. Lorsque l’insensibilité nous gagne, prions pour être renouvelés d’un nouveau zèle, d’un nouveau feu. Allons vers la maturité chrétienne et comprenons l’importance d’obéir à Dieu, en ayant un cœur soumis et en imitant le modèle par excellence, Jésus-Christ notre Seigneur.

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