En mars dernier, le président Donald Trump essuyait un cuisant échec politique après le refus du Congrès de signer son projet phare d’abroger l’Obamacare. Pour autant, le système de santé américain ne s’est pas amélioré et le coût de l’assurance maladie ne fait que progresser. Peu d’Américains ont aujourd’hui accès aux soins médicaux et hospitaliers et leur nombre croît chaque année. Pour ces personnes, les cliniques gratuites représentent un dernier espoir.

L’occasion de partager l’Evangile

Beaucoup de ces établissement gratuits sont créés par des églises qui estiment que cela fait partie de leur mission de répondre aux besoins physiques des personnes. Dans l’Ohio par exemple, de nombreux médecins, infirmiers et aide-soignants volontaires interviennent dans pas moins de 100 cliniques gratuites. Les patients souvent immigrés, font la queue parfois plusieurs heures avant que les cliniques n’ouvrent leurs portes. Le jeudi soir, l’établissement Helping Hands Free de la ville Columbus, fournit les soins nécessaires aux malades les plus démunis. Pas de formulaire à remplir dans l’immédiat, pas de longue attente solitaire à l’accueil : patients et médecins se réunissent ensemble dans la salle d’attente pour prier. Vient ensuite le moment des consultations. Pour Noreen Palmer, chaque bénévole travaillant à la clinique Helping Hands voit dans la population immigrée, une occasion de partager l’amour du Christ.

Nous voulons que les gens voient que nous sommes les mains de Jésus dans ce que nous faisons, a-t-elle déclaré. Nous avons beaucoup de musulmans qui viennent dans cette clinique et nous voulons qu’ils voient notre foi chrétienne, que nous nous occupons de tout le monde, et qu’ils ressentent l’amour. Ils viennent parfois prier avec nous.

Un des avantages de ces cliniques est que les malades peuvent y obtenir des antibiotiques et autres médicaments gratuitement. Une des patientes, Crystal, est d’ailleurs très satisfaite des soins reçus :

C’était une très bonne expérience, a-t-elle déclaré. Ils étaient vraiment amicaux. Ils ont même prié avec moi, ce que j’ai vraiment apprécié. Ils ont demandé au Seigneur de me guérir et ils ont même amené d’autres personnes pour prier avec moi.

Des cliniques qui dépendent du bénévolat

La plupart des cliniques dépendent des dons d’individus, d’églises ou d’entreprises. Mais pour Deb Miller, directrice de l’Association des Cliniques gratuites de l’Ohio, c’est l’engagement des bénévoles qui permet véritablement aux cliniques d’exister année après année.

La plupart d’entre eux ont travaillé toute la journée, puis ils vont venir ici et faire quatre heures, cinq heures, six heures de travail bénévole, a-t-elle expliqué.

Parmi le personnel hospitalier, des infirmiers, des physiothérapeutes, des travailleurs sociaux et, bien sûr des médecins, à l’instar du docteur Nancy Henceroth-Gatto, qui fait chaque jour le nécessaire pour aider les malades et les pauvres.

On m’a donné tellement de choses dans ma vie, et Christ m’aime tellement que je veux juste transformer cet amour et le refléter, a-t-elle expliqué. Mon seul objectif est de laisser ma lumière briller et d’aider les autres à faire en sorte que leur lumière brille également.

Doug Ferguson, dentiste, travaille de nuit comme bénévole à la clinique. Pour lui, le fait de « donner » est un aspect fondamental de la foi chrétienne. L’homme essaye ainsi « d’utiliser certains de ses talents pour aider les autres » car pour lui, « le fait de ne consacrer son temps qu’à soi serait égoïste et ne glorifiait pas Dieu« .

Bien que la majorité de ces cliniques gratuites soient les initiatives d’églises, toutes ne sont pas nécessairement fondées par des ministères. Mais dans un pays où l’avenir des soins de santé reste incertain, le besoin de cliniques gratuites se fera sans doute de plus en plus important. De quoi remplir encore longtemps l’emploi du temps de ce personnel hospitalier, qui se fera certainement un plaisir de continuer à venir en aide aux plus démunis.

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