« Nous donc aussi, puisque nous sommes environnés d’une si grande nuée de témoins, rejetons tout fardeau, et le péché qui nous enveloppe si facilement, et courons avec persévérance dans la carrière qui nous est ouverte. » (Hébreux 12:1)

Nous avons tous notre talon d’Achille. Aucun chrétien ne peut aujourd’hui affirmer avec assurance qu’il n’a pas de péché mignon. Ce péché fait partie de notre quotidien. Il est l’objet de notre lutte, le sujet constant de nos prières, la raison de nos sentiments de tristesse et de culpabilité, celui dont nous n’arrivons pas à nous débarrasser. Il nous tient enfermé dans sa prison et nous sommes pris dans son cercle vicieux. 

Cela ressemble en tout point au processus du piège à souris. Les souris peuvent être malignes, rusées, stratégiques et très intelligentes. Pourtant, il suffit d’un petit bout de fromage pour les attirer et les prendre au piège. Nous sommes parfois ces mêmes souris et le péché qui nous éloigne de Dieu et nous conduit à la mort représente notre fromage. Le péché est agréable. Il satisfait notre chair, raison pour laquelle il est très difficile de s’en séparer. Il remplit un vide en nous, et ce de façon temporaire. Le péché est difficile à combattre car nous en apprécions certains éléments et il produit en nous du plaisir.

Il y a certains péchés auxquels nous ne nous sommes jamais adonnés, non pas parce que nous sommes plus saints que les personnes qui les combattent, mais parce que nos faiblesses sont d’un tout autre ordre. En tant que chrétien, cela ne sert à rien de parler des choses qui ne nous font pas trébucher. Lorsque nous nous vantons de ne pas être en proie à tel ou tel péché, nous faisons preuve d’orgueil et blessons nos frères et sœurs qui luttent encore contre ce péché particulier. Lorsque nous sommes en proie à la culpabilité, nous essayons parfois de diminuer notre transgression en la comparant aux péchés des autres pour nous sentir mieux. En faisant cela, nous oublions que notre cheminement est unique et personnel. La norme n’est pas fixée par l’attitude ou le comportement des autres qui sont tout aussi pécheurs que nous. La norme se trouve dans la Parole de Dieu. Il est inutile de chercher à comparer les péchés des autres ou à les hiérarchiser. Chacun sa vie spirituelle et chacun sa course : le Salut est personnel !

Nous jouissons d’une grâce très particulière : nous servons un Dieu bon et miséricordieux. Sur la croix, Jésus est mort afin que nous puissions avoir l’ascendant sur le péché. Néanmoins, cela ne veut pas dire que nous sommes débarrassés de tous nos liens et jougs dès lors que nous arrivons à Christ. Gardez à l’esprit que Dieu continue d’enseigner, de travailler et de discipliner ceux qu’Il appelle ses enfants (Hébreux 12: 5). Dieu fait sa part, mais nous devons aussi faire la nôtre. Il est donc impératif de ne pas prendre ce péché mignon à la légère mais de lutter contre ce dernier dans l’Esprit. Même si cela ne nous fait pas plaisir, nous devons prendre des dispositions pour nous débarrasser définitivement de cette épine dans notre pied. Cessons de nous plaindre, de reprocher à Dieu de nous soumettre à la tentation et de quitter le champ de bataille en donnant la victoire à l’ennemi. Fuyons les tentations ! Armons-nous de courage, de force et de toutes les armes spirituelles que Dieu nous a données (Ephésiens 6:3-18) ! Avoir une écharde dans le doigt est préoccupant : ce petit bout de bois nous empêche de continuer nos activités en ayant l’esprit tranquille. Même si cela fait mal, il faut impérativement le retirer. Il en va de même avec notre péché mignon : s’en débarrasser nous fera un peu mal sur le coup, mais plus tard, nous jouirons d’une liberté telle que nous ne nous souviendrons même plus d’avoir souffert !

Nous sommes tous nés pécheurs. A cause de cela, nous ne pourrons sans doute jamais arriver à un statut de perfection, car nous sommes emprisonnés dans un corps de chair. Le but de la vie chrétienne n’est d’ailleurs pas d’atteindre la perfection, mais plutôt de se reposer sur sur Celui qui est parfait, car Il est le seul capable de nous aider à nous défaire du péché. L’une des méthodes les plus fiables pour s’assurer de ne pas accorder de place au péché est de retirer de notre vie tout ce qui le nourrit : cela peut-être une personne, une relation, des objets de notre maison, des habitudes de vie…

Pornographie, impudicité, orgueil, mensonge, avidité, colère… quel que soit le péché auquel vous êtes en proie, nous vous encourageons à faire cette prière :

« Père céleste,

Merci pour la grâce que tu m’offres. Sans ta miséricorde et ton amour, je ne serais sans doute pas là devant Toi.

Seigneur, je ne veux plus abuser de ta patience et de ton pardon. Il y a tellement de choses que je veux pour ma vie, tellement de choses que je veux accomplir pour toi, qu’il est temps que je me réveille enfin.  Je décide d’abandonner définitivement ce péché (citez son nom) au nom de Jésus. Je renonce à ce plaisir charnel. Seigneur, je laisse de côté ce péché qui m’a si facilement pris au piège.

Pardonne-moi d’avoir flirté avec ce péché. Je ne peux rien sans toi alors je prie afin que Tu puisses me venir en aide. Libère-moi de son emprise !

Je sais que Ta puissance s’accomplit lorsque je suis faible. J’ai foi que je peux laisser ce péché derrière moi. Je prends la décision ferme de m’éloigner de ce qui ne te plaît pas. A partir d’aujourd’hui, je décide de me plier à Ta volonté. Que je diminue afin que Tu puisse croître dans ma vie.

J’ai prié dans le nom de Jésus.

Amen. »