A l’occasion des 500 ans de la Réforme protestante, une exposition a dévoilé une technologie tout à fait novatrice : un pasteur-robot capable de bénir son interlocuteur en cinq langues différentes.

Son nom ? « BlessU-2 ». Ce robot développé par l’église protestante de la région Hess- Nassau, est tout à fait novateur. Doté d’une tête, de deux bras ainsi que d’un écran au centre de son torse, celui-ci salue les personnes qui l’abordent, avant de les bénir en cinq langues différentes. Il est capable de lire des passages de la Bible en allemand, anglais, français, espagnol et polonais. L’interlocuteur a également la possibilité de choisir de discuter avec une voix masculine ou féminine. BlessU-2 propose ensuite 31 bénédictions divisée en quatre catégories. Une fois que vous avez choisi le sujet de votre bénédiction, la prière commence. Après avoir prié, l’utilisateur a la possibilité d’imprimer sa bénédiction.

Pour Sebastian von Gehren, porte-parole de l’église, ce robot n’a pas pour vocation de remplacer les pasteurs humains (d’où le choix de ne pas avoir créer un robot semblable à un homme), mais plutôt d’ouvrir un débat quant à la possibilité d’être béni par une machine.

« C’est une expérience qui est censée ouvrir la discussion. » a-t-il déclaré.

«Nous voulions que les gens réfléchissent à la possibilité d’être bénis par une machine, ou s’ils affirmaient qu’un être humain était absolument nécessaire pour cela», a déclaré Stephan Krebs, développeur du robot.

D’après le porte-parole de l’église, les retours sur BlessU-2 seraient mitigés, avec «une moitié affirmant qu’il est génial» et «l’autre ne pouvant concevoir de recevoir une bénédiction d’une machine». Interviewé par le Guardian, le membre de l’église Stephan Kerbs a ainsi expliqué :

Les visiteurs ponctuels sont curieux, amusés et intéressés. Ils sont vraiment portés par l’idée et se montrent très positifs. Mais dans l’église, certaines personnes pensent que nous voulons remplacer les pasteurs par des machines. Ceux qui sont très religieux sont les plus critiques.

Bien que l’initiative ne soit pas saluée de tous, l’homme a tenu à préciser qu’elle avait cependant poussé de nombreux non-croyants à pousser la porte de l’église pour découvrir ce robot. Pour rassurer les plus inquiets d’entre vous, Stephan Krebs a assuré qu’un robot « ne pourra jamais se substituer aux pasteurs » et qu’il n’a d’ailleurs « pas l’intention de robotiser l’Eglise ».

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