6 questions à se poser avant de publier sa propre exhortation sur les réseaux sociaux

Internet et les réseaux sociaux nous offrent de nombreux avantages, dont la possibilité de s’exhorter et d’exhorter les autres ! Pourtant, cette liberté d’expression ne nous autorise pas à publier tout et n’importe quoi, surtout lorsque l’on parle de Dieu. Ainsi, voici 6 questions à se poser avant de publier sa propre exhortation sur les réseaux sociaux.

1) Quelle en est la source ?

Vous souhaitez poster une exhortation sur vos réseaux sociaux ? Soit. Mais avant de cliquer sur le bouton « PUBLIER« , interrogez-vous sur la source de votre texte. L’avez-vous entièrement écrit, est-ce le copier-coller d’un texte que vous avez trouvé, l’extrait d’un livre, « le remix » d’une exhortation qu’il vous a paru intéressant de reprendre ? Dès lors que le texte que vous vous apprêtez à poster n’est pas de vous, assurez-vous que votre source soit fiable et vos informations vérifiées ! S’il s’agit de la copie stricto sensu du texte de quelqu’un d’autre, faites preuve d’honnêteté intellectuelle en citant cette personne. Aujourd’hui, bon nombre d’articles que nous lisons sur internet sont en réalité des hoax, à savoir des informations fausses, infondées et invérifiables ou des canulars propagés spontanément par des internautes à des fins malveillantes.

2)S’appuie-t-elle sur la Parole ?

Une exhortation qui n’est pas appuyée sur des versets est une exhortation bancale. La Bible est notre principal support, le texte à partir duquel doit découler chacune de nos méditations. Lorsque vous retranscrivez ces méditations à l’écrit, assurez-vous de bien mentionner les versets, et si possible leur contexte. Ainsi, chacun pourra prendre le temps de l’étudier en profondeur en se rendant directement à la source. De plus, le fait de poster une exhortation appuyée de versets encouragera les lecteurs à se comporter comme les juifs de Bérée qui « examinaient chaque jour les Ecritures, pour voir si ce qu’on leur disait était exact » (Actes 17:11). Attention néanmoins, ce n’est pas parce qu’une exhortation est enrichie de versets qu’elle est vraie. Utiliser la Parole vous permettra simplement de crédibiliser un peu plus votre texte.

3)A-t-elle mûri en moi ?

Quel que soit le sujet abordé dans votre exhortation, vous devez vous interroger sur la nécessité de la poster. Ce texte a-t-il mûri en vous ? Avez-vous médité, pris le temps de réfléchir à son sujet, ou est-ce une simple pensée qui vient de traverser votre esprit ? Si c’est une parole que vous pensez avoir reçue du Seigneur, êtes-vous certain que ce dernier soit d’accord pour que vous la rendiez publique ? Est-ce une parole personnelle ou destinée à tous ? Ne publiez pas vos exhortations pour le simple plaisir de publier. Si vous savez qu’elles peuvent être une richesse pour les autres, assurez-vous d’avoir d’abord vous-mêmes pleinement bénéficié de ses bienfaits. Une bonne exhortation est une exhortation qui bénit les autres, en plus de nous bénir nous-mêmes.

4)Est-ce un jugement, un état d’âme, un texte qui peut blesser mes frères ?

Quelles sont les raisons qui vous poussent à poster ce texte ? Un ras-le-bol, quelque chose qui vous exaspère de plus en plus, une tendance que vous souhaitez dénoncer ou à l’inverse, un texte qui encouragera les autres, leur redonnera espoir, permettra de rendre grâce et gloire au Seigneur… ? Quand nous nous apprêtons à publier un texte, nous devons nous assurer que ce dernier fera du bien aux lecteurs, et ne sera pas, à l’inverse, vu comme un pic lancé à l’égard de quelqu’un. Prenez le temps d’examiner les raisons qui vous poussent à publier et la cible que vous visez. L’apôtre Paul déclare en effet dans Philippiens 1:15 que « quelques-uns prêchent Christ par envie et par esprit de dispute, mais que d’autres le prêchent avec des dispositions bienveillantes« . Lesquels êtes-vous ? Si vous souhaitez que votre exhortation fasse mouche, soyez le plus objectif possible en parlant pour tous. Évitez les jugements et textes virulents qui pourraient blesser certains lecteurs. S’il s’agit d’un état d’âme ou d’une réflexion personnelle, précisez-le.

5)Les mots employés sont-ils justes ?

Boileau disait que « ce qui se conçoit bien s’énonce clairement, et les mots pour le dire arrivent aisément« . Un texte rendu public est un texte qui peut être lu par tous, et de ce fait, il doit être compris par tous, ou du moins par votre cible. Chaque phrase et chaque expression doit avoir un sens précis. Il faut appeler les choses par leur nom et s’assurer que les mots que vous utilisez correspondent bien aux notions ou idées que vous développez. C’est pourquoi vos exhortations doivent être lues et relues, travaillées et retravaillées et non postées sur un coup de tête. Vous devez être le plus juste et le plus précis possible. Vous pouvez utiliser vos mots et vous exprimez comme vous le feriez avec vos proches, mais évitez l’argot. La vulgarité est à bannir !

6)Quelles sont mes attentes ?

En postant une exhortation sur les réseaux sociaux, vous donnez la possibilité à votre public de répondre, voire d’être en désaccord avec vous. Ainsi, quels sont les retours que vous en attendez ? Est-ce un texte qui va attiser les débats et faire polémique ? Si vous n’êtes pas prêt à accepter les critiques, mieux vaut garder votre exhortation pour la sphère privée. Si vous estimez à l’inverse être prêt à lire toutes sortes de commentaires et que vos attentes sont légitimes, lancez-vous.

    Sur les réseaux sociaux, on lit de tout, des textes édifiants et d’autres tirés par les cheveux, qui peuvent être de véritables dangers pour un nouveau converti qui passerait par là, ou toute personne qui ne serait pas encore affermie en Christ. C’est pourquoi il est important de faire attention à ce que nous publions sur les réseaux sociaux, notamment lorsque nos textes ont trait à la Parole de Dieu ou aux choses spirituelles. Le mieux à faire reste encore de prier et de se laisser guider par le Saint-Esprit.

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