Kay Warren, épouse du pasteur Rick Warren avec qui elle a co-fondé la megachurch Saddleback en Californie, s’est récemment confiée sur les difficultés rencontrées durant son mariage et sur l’«enfer matrimonial» que beaucoup de couples traversent dans le secret.

Un mariage très mal parti

Kay Warren était récemment interviewée par le site Christian Today à l’occasion de la sortie de son livre « Sacred Privilege ». Dans son oeuvre, la mère de 3 enfants y décrit les débuts sérieux de son union avec Rick et la rapidité de leur mariage. En 1973, Rick et Kay alors âgés de 19 ans, se fiancent et finissent pas se dire oui deux ans plus tard. « En descendant l’allée et en regardant les yeux brillants du jeune homme sérieux et gentil qui m’avait demandé de l’épouser, je savais que j’étais aimée. La façon dont il m’a regardé le jour de notre mariage est devenue une ancre à laquelle je m’accrochais lors des périodes les plus sombres, où je n’étais pas sure de survivre au désordre que notre mariage était devenu », a confié Kay.

Le mariage de Rick et Kay Warren en 1975.

Le mariage du couple pastoral a dégringolé peu de temps après la cérémonie. Tous deux n’avaient même pas terminé leur nuit de noce qu’ils réalisaient déjà que leur union allait au-delà de sérieux problèmes. Avant de se marier, les deux époux avaient été enseignés sur les cinq zones de conflits potentiels auxquels tous les couples devaient faire face à savoir le sexe, la communication, l’argent, les enfants et les beaux-parents. Pas de chance pour eux : leurs problèmes concernaient chacun de ces thèmes. Kay n’a d’ailleurs pas de honte à évoquer son addiction à la pornographie qui fut l’une des sources de ses conflits avec son mari. Pourtant, aucun des deux ne voulait se confier à un proche. La femme de Rick explique en effet qu’ils n’avaient pas la possibilité d’en parler autour d’eux car ils étaient considérés comme «le couple parfait».

Le divorce n’a jamais été une solution

En dépit de leurs problèmes, le couple n’a jamais envisagé le divorce comme une option, sans pour autant réussir à trouver d’autres solutions :

Nous ne savions tout simplement pas quoi faire et comment créer un mariage sain sans conflits, déceptions, dysfonctionnements et ressentiments.

Cependant, Kay explique que la guérison de leur mariage s’est faite au fil du temps, en cherchant des conseils et surtout en laissant Jésus œuvrer dans leur vie. Pour elle, Dieu a utilisé leurs luttes et leurs échecs pour les rapprocher de Lui mais aussi l’un de l’autre.

Le décès de leur fils

En 2013, les Warren vivent une tragédie grandement médiatisée lorsque leur plus jeune fils, Matthew, se suicide après des années de lutte contre une maladie mentale.

Je sais ce que c’est que d’être remplie d’un énorme chagrin, de le partager avec son conjoint alors que vous êtes très différents; de devoir faire votre deuil ensemble parce que votre enfant atteint d’une maladie mentale a mis fin à ses jours de façon violente et que votre peine est rendue publique parce que vous êtes un ministère et que vous vivez comme des poissons dans une maison en verre, prêts à faire les gros titres sur CNN.

Mais en dépit de cet événement qui a bouleversé leur vie, le couple a tenu bon.

La grâce de Dieu

En plus de révéler les plus gros conflits qu’elle et son mari ont dû traverser, le nouveau livre de Kay offre des conseils à ceux et celles qui sont époux(ses) de pasteur(e). A propos de ce mariage qui a finalement duré près de 50 ans, Kay Warren écrit :

Nous avons détruit toutes les chances que le divorce soit le résultat de notre union mal-conseillée. Nous avons surmonté mon cancer du sein et mon mélanome. Nous avons survécu à la maladie mentale et au suicide de notre fils Matthew. Et maintenant, nous le savons. Nous savons que nous sommes la meilleure chose qui nous soit arrivée l’un à l’autre.

Aujourd’hui, le couple est plus heureux que jamais et continue de servir Dieu dans leur église accueillant plus de 30 000 membres. La femme de pasteur conclut l’interview en affirmant que Dieu savait ce pourquoi Il avait décidé de les unir et qu’Il avait fait le choix parfait, même s’ils ont parfois l’impression que ce n’est pas le cas :

Je suis amoureux de l’homme que Dieu a mis dans ma vie il y a des années. Chacun de nous n’est pas celui que l’autre cherchait, mais chacun de nous est celui dont l’autre avait désespérément besoin POUR devenir les personnes que nous sommes aujourd’hui.

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