5 erreurs que j’ai commises durant la première année de mon mariage !

Janet Perez Eckles est une conférencière chrétienne anglo-hispanophone. Elle est animatrice radio et auteure de quatre livres, dont « Simply Salsa : Dancing Without Fear at God’s Fiesta », dans lequel elle aide des milliers de personnes à apprendre à célébrer la vie et à trouver la joie. A côté de cela, Janet prodigue aussi des conseils sur les relations amoureuses. Dans cet article, elle nous partage les 5 erreurs qu’elle et beaucoup d’autres ont commises durant leur première année de mariage !

« Mon mari Gene et moi étions assis à la table d’un dîner avec des amis que nous avons récemment rencontrés. Alors que nous attendions le dessert, le sujet des anniversaires a été abordé.

– « Et vous, depuis combien de temps êtes-vous mariés ?  » me demanda la femme.

– « Quarante ans », dis-je fièrement.

– « Eh bien pas tout à fait, dit Gene, 39 ans plutôt. Nous ne comptons pas la première année. »

Je lui en voulais un peu d’avoir été si honnête. Ils n’étaient pas des amis de longue date après tout. Mais il avait tellement raison. Nous voulions effacer cette première année des souvenirs de notre vie, mais nous ne le pouvions pas. Alors, que s’est-il passé ? Comment cette belle mariée vêtue d’un blanc représentant la pureté, et ce bel homme qui ressemblait à un prince devant l’autel, ont-il pu changer si radicalement ? Nous avions traversé l’allée plein de rêves et d’espoirs. Mais le problème c’est que nos attentes étaient irréalistes. Nous avions souri à l’incitation du photographe et coupé le gâteau de mariage en savourant chaque instant, mais en ignorant ce qui nous attendrait une fois la cérémonie terminée. Malheureusement, nous sommes devenus une illustration réelle du conte de la Belle et la Bête à cause de 5 erreurs, que j’avoue volontiers, avoir commises durant la première année de notre union.

1. Les finances et leur contrôle

Je suis originaire de Bolivie où la pauvreté était mon mode de vie. Mes parents étaient très économes et faisaient attention au moindre centime. Gene lui avait une une approche plutôt relax des finances. Chez lui, on achetait des produits même quand ils n’étaient pas urgemment nécessaires. Dans mes efforts pour faire attention à nos dépenses, je demandais à Gene de rendre compte de chaque dollar dépensé. Il s’énervait et s’indignait face à toutes mes interrogations. Plutôt que d’apprécier mon côté « Picsou », il m’en voulait d’être aussi attachée à l’argent.

2. Le temps passé avec ses amis

Nous étions un couple désormais. Je m’attendais à ce que notre temps libre soit passé entre nous ou avec d’autres couples. Pour moi, le temps qu’il voulait passer avec ses amis devait être très limité. Par conséquent, quand il mettait de longues heures à rentrer à la maison après une session de sport avec ses amis, je ne l’accueillais pas à la maison avec des câlins. Au lieu de cela, je lui faisais savoir que je devais passer en première devant ses amis ou autres engagements sociaux. Mon erreur a été de faire de Gene ma seule et unique source de bons moments.

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3. Les programmes à la télévision

C’est idiot, je sais. Lorsque nous nous fréquentions, nous regardions tout et n’importe quoi. Mais à ma grande surprise, nos goûts étaient très différents. J’aimais les programmes romantiques légers et amusants. Il préférait les films d’action. Et lorsque nous essayions de nous accommoder, je bouillonnais à l’intérieur de moi. Je m’attendais à ce qu’il m’aime assez pour dire : « Bien sûr chérie, je sais que tu n’aimes pas les films policiers, regardons plutôt une histoire d’amour ». Mais le mariage, ce n’est pas imposer ses goûts et choix à son partenaire. Il faut apprendre à faire des compromis.

4. Le ménage de notre appartement

Gene travaillait très dur pour obtenir son diplôme universitaire et moi je travaillais à temps plein. Comme il n’était encore qu’étudiant, je supposais que c’était à lui de ranger l’appartement. A chaque fois que je rentrais le soir, je demandais à ce que les chaussures, canettes de soda vides, assiettes en carton et autres soient immédiatement mises à la place qui convenait. Lui à l’inverse, ne voyait rien de mal à ce que le ménage soit fait durant les week-ends. Ce fut une grande source de conflits. Mon erreur a été de mettre l’ordre et la propreté de notre appartement au-dessus de l’harmonie et de la paix. Le ménage pouvait bien attendre le week-end, jours durant lesquels nous étions tous les deux libres.

5. Le temps passé avec mes parents

Gene aimait beaucoup la cuisine de ma mère. Aller leur rendre visite chaque dimanche soir pour dîner ne me semblait donc pas être une corvée pour lui. Mais quand il a décidé que nous sauterions un dimanche ou deux, cela m’a rendu perplexe. Pourquoi ne voulait-il plus que l’on aille tous les dimanches chez maman ? Pourquoi voulait-il se passer d’un moment agréable avec ma famille où il pourrait se délecter de sa cuisine ? Il n’avait pas d’explication. Il voulait simplement pouvoir profiter de son chez soi le dimanche. Mon erreur a été de remettre en question son raisonnement plutôt que d’essayer de le comprendre et de faire des compromis.

La rédac’ vous recommande :
– Le livre Ce que j’aurais aimé savoir avant de me marier qui vous fournira les clés essentielles que chacun devrait connaître avant d’aspirer au mariage.
– Le livre Ce que chaque homme attend d’une femme / Ce que chaque femme attend d’un homme qui étudie les attentes des femmes et des hommes dans le domaine des relations amoureuses !

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Les leçons que j’en ai tirées

Durant cette première année, nous n’avons connu qu’insatisfaction, déception et découragement. Il était clair que pour moi, nous ne nous correspondions pas. Nos différences et conflits étaient plus nombreux que nos moments intimes. Alors pourquoi suis-je restée ? Premièrement, parce que nous avions pris un engagement devant Dieu. Deuxièmement, parce que le divorce sans raison concrète, aurait été un événement embarrassant pour nous deux et que ce n’était pas la solution.

Mais c’était encore plus embarrassant d’admettre ce que j’avais apporté avec moi au mariage. Ce jour-là, certains ont dit que j’avais l’air radieuse. Mais ils ne savaient pas que sous cette robe blanche se cachait la peur. La peur était à l’origine de tout. J’avais peur que le bonheur ne se manifeste pas si nous étions endettés. Je me suis jurée de ne pas avoir une maison en désordre, car je craignais que cela ne soit le reflet de moi en tant que femme. J’avais peur que Gene ne passe pas de bons moments avec moi et qu’il me remplace par ses amis. S’il n’acceptait pas de rester en contact avec ma famille, j’aurais aussi été malheureuse.

Au milieu de cette peur, le bonheur s’est manifesté lorsque Dieu a parlé à mon cœur à travers la Bible. Je n’avais aucune raison de craindre ou de m’inquiéter. Dieu était d’abord mon époux, un Père divin qui répondrait à tous mes besoins. Le temps a balayé la peur depuis que cette vérité s’est installée en moi. Dieu a corrigé ma perception du mariage. Il a transformé ma pensée : j’ai épousé Gene, je n’ai pas épousé mes attentes. Aujourd’hui, 40 ans plus tard, quand nous dînons avec des amis, nous apprenons qu’ils ont aussi lutté à différentes périodes de leur mariage. C’est bon à savoir : nous ne sommes pas seuls.

Notre maison n’est toujours pas impeccable. Gene et moi choisissons certaines émissions de télévision que nous aimons ensemble. Il jouent au basket avec nos fils adultes et je fais du shopping avec des copines. Nous invitons nos deux familles à notre domicile. Enfin, nous payons la dîme pour nous assurer une liberté financière. Mais la plus belle liberté est venue lorsque j’ai choisi d’aimer Gene sans crainte, sans conditions et sans attentes irréalistes !

La rédac’ vous recommande :
– Le livre Attends-moi, sur les joies de la pureté sexuelle dans les relations amoureuses.
– Le livre Avec qui me marierai-je ? écrit à l’attention des jeunes qui rêvent de fiançailles, de mariage et de trouver le bon conjoint.

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