Mercredi 25 janvier 2016, le Parlement a définitivement adopté une proposition de loi PS-LR accordant de nouveaux droits aux personnes en fin de vie dont celui à la « sédation profonde ».

Après un vote à l’Assemblée largement positif dans l’après-midi, le Sénat a voté quasiment à l’unanimité ce texte, qui prévoit notamment un «droit à la sédation profonde et continue» jusqu’au décès pour certaines personnes. Concrètement, il s’agit d’endormir un malade qui souffre d’une maladie incurable et dont le pronostic vital est engagé à court terme. La pratique existe déjà dans les hôpitaux mais n’était pas encadrée par un texte. C’est désormais le cas.  Chacun pourra également stipuler son refus d’un acharnement thérapeutique en cas de maladie grave.

A l’opposé, une minorité des parlementaires de droite aurait voulu en rester à la législation de 2005, voire revenir en arrière, craignant des dérives « euthanasiques ».  « Ce texte n’ouvre pas un droit à la mort, à l’euthanasie ou au suicide assisté », a affirmé le député PS et co-auteur de la loi Alain Claeys.

Pour la ministre de la Santé, Marisol Touraine, cette loi est « une avancée historique qui place le malade au coeur de la décision ». Cependant, bien qu’adopté en majorité, cette loi n’a pas fait l’unanimité au sein de la classe politique. Radicaux de gauche et écologistes, partisans d’une assistance active à mourir, ont regretté à l’Assemblée « un rendez-vous manqué », avec un texte restant « ambigu » selon eux et n’offrant pas « la liberté à chacun ».

Source: L’Express

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